Quel est le vrai prix du codage avec l’IA ?
Voilà environ deux ans et demi que l’IA a débarqué dans nos éditeurs de code.
Au début, c’était simple : usage illimité pour 10 à 20 € par mois.
Puis, au fil des mois, la bulle IA a commencé à révéler son vrai visage.
Progressivement, les quotas sont apparus.
Des limites d’usage, des plafonds, et des systèmes de « recharge » de crédits IA.
C’est exactement ce que je craignais :
créer une accoutumance, voire une dépendance, pour ensuite augmenter les tarifs doucement mais sûrement.
Aujourd’hui, on oscille plutôt entre 40 € et 100 € par mois.
Et, très honnêtement, je pense qu’on va glisser vers 200 € par mois minimum, et assez vite.
Finalement, coder avec l’IA, c’est rentable ?
Pas si sûr.
Quand on voit la dépendance que cela crée, et l’impact sur l’aisance réelle à coder quand on est constamment « assisté », le doute est permis.
La facture, sur plusieurs années, risque d’être de plus en plus salée pour les développeurs.
Et au passage, pourra-t-on encore vraiment les appeler des développeurs ?
Pas sûr.
De mon côté, je suis plutôt content d’être sorti de cette logique.
J’utilise l’IA comme un outil, en dehors de mes éditeurs de code :
pour de la documentation, pour générer ponctuellement du code, et de plus en plus avec parcimonie.
Je lis beaucoup d’articles très élogieux sur l’IA et sa capacité à « livrer » rapidement des prototypes.
Mais je ne crois pas une seconde que ces produits soient aujourd’hui vendus à leur vrai prix.
À terme, le coût réel sera bien plus élevé.
On oublie une chose essentielle :
la force d’une équipe de développeurs, ce n’est pas seulement produire du code,
c’est connaître intimement chaque ligne du produit.
Hier, on empilait des frameworks, avec des gens qui utilisaient des objets opaques sans les comprendre.
Aujourd’hui, on empile du code généré par des IA, sans comprendre ce qu’elles font.
On peut se raconter des histoires, mais on n’a pas la même maîtrise en relisant
2 000 lignes générées par une IA que 2 000 lignes codées soi-même.
Tout cela me conforte dans mon idée de la tortue.
Capitaliser.
Continuer à descendre en basse couche.
Garder un contrôle total sur les outils développés par l’entreprise.
Sans dépendance à l’IA.
Avec de l’intelligence humaine.
Sans dépendance à des librairies tierces.